Mon travail se nourrit des questions liées à la transmission.
Ce que nous transportons dans nos bagages individuels et collectifs.
La résonance du passé sur ma propre vie.
L’écho des gestes et des rituels qui m’ont été transmis par-delà les époques. Je me questionne sur le territoire,
l’espace de vie qui induit une culture, un comportement, une pensée.
La gentrification ou le bouleversement des villes
et les fractures humaines qu’elles provoquent.
Le déracinement par choix personnel ou nécessité
et les conséquences émotionnelles qui en découlent.
Je cherche la rencontre,
je cherche à lier plutôt qu’à dualiser.
Je viens d’une famille ouvrière
d’une maman française et d’un père Québécois.
Je porte en moi la culture populaire de la belle province.
La culture française, que ma mère m’a transmise.
La culture belge, pays où je vis par choix depuis plus de 20 ans.
J’ai un parcours éclaté et hétéroclite, une «Outsider»
j’ai touché à plusieurs pratiques. Cinéma, art de la scène
J’aime travailler la symbolique de l’image.
En parallèle, j’ai toujours eu besoin de me nourrir et partager.
J’ai donc initié plusieurs ateliers théâtraux,
essentiellement avec des enfants et adolescents
pour différentes institutions.
C’est un choix qui m’invite à transformer mes angles de vue,
à me confronter à d’autres problématiques,
les comprendre dans le vécu.
Ce sont les rencontres humaines
qui m’amènent à faire évoluer mon travail.
Dans notre monde anxiogène,
j’ai fait le choix de chercher des formes douces,
subtiles qui permettent un apaisement,
c’est ma façon d’être subversive.
L’efficacité des formes me fait souvent très peur,
je tente de l’éviter pour revenir à une essence,
une simplicité si complexe à trouver.